Entre la solitude, qui consiste à donner des leçons a tous ceux qui n'ont pas la chance d'être soi, et l'imitation; qui est insatisfaction de soi-même. Le snobisme est toujours une schizophrénie. Il est tragique d'être snob. On en devient vulgaire par refus du vulgaire. On est toujours désespérément tiré vers le regard de l'autre, de cette multitude que l'on prétend dépassé. Et cette quête traduit une impuissance : Tout obsédé qu'il soit de lui même, le snob préfère être méprisé par la foule que s'y fondre.
Il est triste d'être snob_
Il est triste d'être snob_